Cancer de prostate

Premier cancer en fréquence, 2° cause de mortalité par cancer en France, le cancer de prostate est un véritable problème de santé publique. Un homme sur neuf sera confronté au cours de sa vie à une forme clinique de ce cancer.

Le cancer de prostate revêt néanmoins des formes très hétérogènes, parfois agressives ou au contraire indolentes.

Le cancer de prostate est la plupart du temps sous l’influence de la testostérone produite par chaque individu masculin. Les antécédents familiaux (père, frère, oncle), l’origine ethnique (afro-caribéenne) sont les principaux facteurs de risque identifiés.

Asymptomatique dans l’immense majorité des cas, le diagnostic du cancer de prostate repose sur un dépistage individuel qui comprend un toucher rectal et un dosage du PSA sérique annuel à partir de 50 ans (45 ans en cas de facteur de risque) et jusqu’à 75 ans.

Ces éléments peuvent conduire un urologue à pratiquer des biopsies prostatiques, en consultation, sous anesthésie locale, guidées par échographie trans rectale. Ces biopsies sont la pierre angulaire du diagnostic de cancer de prostate, affirmant le diagnostic d’adénocarcinome et précisant le grade (score de Gleason) du cancer.

Le bilan d’extension de la maladie comprend le scanner thoraco abdomino pelvien qui vise à identifier la présence de métastases ganglionnaires ou viscérales. La scintigraphie osseuse ou le TEP scanner FNa recherchent une extension osseuse de la maladie. L’IRM prostatique est l’examen de référence du bilan local de la maladie.

Les traitements du cancer de la prostate sont nombreux et les indications précises dépendent des caractéristiques locales du cancer, du bilan d’extension de la maladie, de l’état général, de l’âge du patient.
La surveillance active peut être proposé en cas de cancer présumé indolent (faible volume, faible grade).
La chirurgie d’exérèse (prostatectomie totale) est destinée aux cancers localisés ou localement avancés chez des hommes ayant une espérance de vie supérieure à 10 ans. Elle peut être réalisée par voie chirurgicale conventionnelle (laparotomie rétropubienne), coelioscopique ou coelioscopique robot assistée.
L’irradiation de la glande prostatique est une alternative thérapeutique qui peut être administrée par voie externe (radiothérapie externe) ou interne (curiethérapie ou brachythérapie : des grains radio actifs sont alors placés dans la prostate du patient pour libérer les radiations ionisantes). Ces techniques d’irradiation sont disponibles à l’hôpital du Val-de-Grâce.
L’hormonothérapie est le traitement de référence des cancers de prostate métastatiques. Ses modalités sont diverses (comprimés quotidiens, injections trimestrielles ou semestrielles). L’hormonothérapie peut être adjointe aux traitements sus cités dans des situations particulières de thérapies multi modales.

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